Une enfance entre pavés et flandriennes
« J’ai grandi dans le Nord. Là-bas, le vélo est presque une religion. Il y a les classiques de printemps, les montées en danseuse sur les pavés, les virées entre copains après l’école. C’est dans cet environnement que j’ai forgé mon lien au deux-roues. Un lien simple, sans prétention. Juste un moyen de se sentir libre, vivant, et de repousser un peu les limites chaque jour. »
Un jour, les montagnes
« Mais tout a changé le jour où j’ai découvert les Alpes. Ce n’était pas prévu. Juste un détour, une pause dans la routine. Et là, le choc. Le relief, l’air, la lumière. Le vélo y prend une toute autre dimension. Plus exigeant, plus sincère, plus introspectif. J’ai compris que je ne pédalais plus seulement pour avancer, mais pour respirer.
De ce moment est née une envie : celle de partager. De transmettre ce que le vélo m’avait apporté au fil des années. Pas seulement la performance, mais la sensation, l’émotion, l’envie d’explorer. »
La naissance de Pignon sur Routes
« Créer Pignon sur Routes n’est pas qu’un simple projet commercial. C’était une manière de réunir mes expériences, mes souvenirs, mes rencontres autour d’un espace vivant. Une boutique, oui. Mais aussi une communauté, un lieu ouvert, des séjours organisés, de la location… Un point de départ pour ceux qui veulent rouler autrement.
Installé à Saint-Pierre-d’Entremont, le magasin est à taille humaine, proche des gens. Je voulais que chacun puisse y trouver de quoi rouler selon son envie, son niveau, son budget. Je voulais aussi proposer des itinéraires, des idées, des bons plans. Parce que le vélo, c’est avant tout une question d’envie. Et parfois, il suffit d’un conseil pour se lancer. »


